Les parements de la Pompadour .. ou plutôt "couic la rombière"
Goude da stad ha pompadou,
Gwiskamant ha paramantou,
E teuy an Ankou ez-laouen.
Strophe extraite du Mirouer de la mort (XVIeme siècle), la Mort étant un sujet assez récurrent en Bretagne, qui se traduit et s'explique par
Passés ta condition et apparâts,
Vêtements et parements
(que) viendra la Mort joyeusement
Riche ou pauvre, on finit tou.te.s au trou.
- stad : état, condition
- pompadoù : apparâts, viendrait [1] du latin pompa (ancien francais pompe) magnificience (en grande pompe !) avec le suffixe -ad (contenu) et -où (pluriel). On a ainsi "pompadour" : pompad (plein de pompe) + -our (acteur) : "un paradeur, un m-as-tu-vu, crâneur" qui n'est a priori pas lié à "la Pompadour" qui serait issu (pas elle) de l'occitan "pompidor, pompidour, pompidou (comme Georges), ..." (replat de terrain, hauteur au sommet aplati, plateau). Au contraire de Marie-Antoinette, la Pompadour n'aura paradoxalement pas eu sa tête sur un plateau.
- gwiskamant, de gwisk (vêt (ement) où "ê = es", vestement, veste, habit)
- paramantoù (parements)
- e teuy (que viendra) : verbe dont/doned (venir KLT/Gw), de base verbale deu/da, et de futur ici "deuy/day"
- an Ankoù (la mort, ancien pluriel)
- laouen : joyeux, gai.
- Avec les préfixes end-, en-, er-, ez-, e- [2] f, on peut construire des adverbes
. enta / ent-da [1] : donc (de manière bonne : c'est tout bonnement cela, c'est donc cela ... )
. end-eeun / en-eeun : droitement (de manière droite), certainement, véritablement (de manière directe)
. e-berr : bientôt (de manière courte)
. ez-laouen : joyeusement, gaiement (de manière joyeuse)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/54_mirouer_de_la_mort_pompadou.html
1 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
2 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=En-,_end-,_e-,_er-,_ez-
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Preg
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@preg posted: @preg posted: Dilun, dimeurzh, ... : passé ou futur ?
Suivant l'endroit [1], ou les enseignements, il est dit que "dilun" serait indifférement "lundi dernier" ou "lundi qui vient". Or [2] il y a[vait] un moyen de distinguer les deux : l'utilisation d'a-benn (au* moment de) comme souligné dans la chanson "a-benn dilun me 'yay d'ar foer" [3] (ici, techno mais chanté plus traditionnellement par Yann-Fañch Kemener dans "Dibedibedañchaou : Kanaouennoù ha rimadelloù evit ar vugale" et beaucoup plus enthousiasment par Erwan ar Gad Rouz), voire même il est chaudement demandé de mettre "a-benn" par endroits (dont ici)
. Ken a vo a-benn disul ['benn disul] : à dimanche prochain
(à peu près littéralement : jusqu'à que sera le moment de dimanche)
. Gwelet em eus Ann dimeurzh : j'ai vu Anna mardi dernier.
on a ainsi et autrement
. A-benn dilun (lundi prochain), dilun a zoned (lundi qui vient), dilun kentañ (premier lundi qui arrive)
. Dilun (lundi dernier), dilun diwezhañ (dernier lundi), dilun tremenet (lundi passé)
Ar ganaouenn, (kanaouenn, benel : chanson, féminin)
A-benn dilun me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur c'hog,
Ha kokokok a lâray ma c'hog
ha ko-kokerikero !
A-benn dimeurzh me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur yar,
Ha kakakak a lâray ma yar,
ha kokokok a lâray ma c'hog,
ha ko-kokerikero !
'-Benn dimerc'her me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur c'hazh,
Ha miaou miaou miaou a lâray ma c'hazh
ha kakakak a lâray ma yar
ha kokokok a lâray ma c'hog
ha ko-kokerikero !
... diriaou, digwener, disadorn ha disul (en changeant d'animal) koooo'kokerikero !
* de même que "dont da benn a" (réussir, venir au bout de) serait plus judicieux[2] que "dont a-benn da" (cf un autre post), peut-être a-t-on eu "mont da-benn dilun" (aller au moment (de) lundi) changé en ".. a-benn" (les deux ne se différenciant que si sandhi* "mont t'a..")
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/53_a_benn_dilun.html
1 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=A-benn
2 : https://www.skolvreizh.com/produit/le-breton-des-dialectes-a-la-langue-ecrite/
3 : https://www.youtube.com/watch?v=ion0HrhumLo
29/30@preg posted: L'utilisation de "est/il y a" en breton : eo, zo, ez eus
On peut résumer cela par :
- Quand le sujet est défini ou composé avec un article défini (an, ar, al)
. Si le sujet est placé avant le verbe, alors on utilisera "zo"
ar c'hi ZO bihan (le chien est petit)
ki Yann ZO lous (le chien de Jean est sale)
. Si le sujet est placé après le verbe, on utilisera "eo (est)" ou "emañ (est, il y a, se situe)"
glaz eo ar mor (bleue est la mer)
bras eo den an ti (grande est la personne de la maison)
emañ al levr war an daol (le livre est, se situe sur la table)
- Quand le sujet est indéfinie : avec un article indéfini (un, ur, ul), avec un nombre, les pluriel sans articles ("tud")
. Si le sujet est placé avant le verbe, alors, on utilisera "zo"
tud zo (il y a du monde)
un olifant roz zo roz bepred (un éléphant rose est toujours rose)
. Si le sujet est placé après le verbe, alors on utilisera "zo (on .., est, il y a)" ou "ez eus (est, il y a)"
er maez ez eus un den dianav (dehors il y a/est une personne inconnue)
bout zo ur c'hazh / bez' ez eus ur c'hazh (il y a un chat)
gwellet zo tri c'hi o red war e lec'h (on a vu trois chien courant après lui)
littéralement : vu (est) trois chien à courir après sa sente
[lavaret zo 'vo braw an amzer (on dit que le temps sera beau)]
cf le tableau résumant les explications [1] de Jean Lecoulant
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/50_sur_eo_zo_ez_eus.html
1 : https://bsky.app/profile/jeannotinskolan.bsky.social/post/3mocsg553ws2b
28/30@preg posted: Gwered ar sant, le cimetière des saints, 7777+7 et pi !
Dre vras (en gros) : A Lanrivoaré se trouve dans le cimetière une croix avec la statue de Saint Hervé (ermite du VIe siècle, aveugle de naissance, ayant un "loup-guide") et devant lui, sept gros galets, dont l'explication serait donnée par deux légendes [1]
- celle de Saint Hervé qui aurait un jour demandé l'aumône à un paysan qui défournait ses pains. Ce dernier la lui refusa tout net. L'ermite, pour le punir, transforma les pains en pierres.
- celle des "7777" convertis au christianisme par Saint Rivoaré qui auraient été massacrés (possiblement des bretons massacrés par des vikings).
Pour cette dernière, on voit apparaître le symbolisme du chiffre 7, présent chez les celtes, et le nombre particulier et grand de 7777 laisse aussi à penser à un sens plus ancien (de nombreux rites et caractéristiques "païens" ont été assimilés par la religion catholique pour s'implanter dans les populations locales, cf les saints bretons et les animaux sauvages, le sapin de Noël, les dates des événements, ...). Une explication qui réunit les deux légendes, à la bretonne, va ainsi, selon [2,3] "Lenn ar Vro gant Ildut" (Ya niverel 987)
[2]"Bered 7777 sant. Ul logell pavezet a vein liesment harp ouzh an iliz eo, e stumm skouergornek kaeet gant mogerioù, gant ur c'hustod o terc'hel delwenn Herve er penn. 7777 zo un heuliad : seizh mil, seizh kant, seizh ha seizh ugent, bezet 7847. Ma ouzhpenner ar 7 maen e stumm torzhioù bara a zo e troad delwenn Herve e ra deomp 7854 (7777 ha 7). Ha n'eo ket forzh pe niver: gorread ur c'helc'h eus 100 unanenn a zîametr an hini eo (ur c'helc'h l00m a dreuz zo 7854 m^2 a c'horread, gant Pi=3,1416). Hervez teorienn an Ao. De Kerviler e 1894 e vefe bet aze un aspadenn eus un teknik eñvoriñ degaset gant an drouized, treuzkaset goude evit aroueziañ un niver bras, hep anaoudegezh eus ar ster orin. Petra'virje ? Hervez "Diodoros a Sikilia" e voe kelennet gant an drouized un doare pitagorouriezh. Niver bras a betra 'ta ? Lazhadeg kristenien gant paganed er VIvet kantved diouzh ar vojenn ? Disoc'h gwadus argadeg ar Vikinged ?"
[Cimetière des 7777 saints. Un enclos pavé de pierres nombreuses attenant à l'église est, dans une forme carrée ceinte de murs, avec une niche contenant la statue d'Herve à son extrémité. 7777 est une séquence : 7 mille 7 cents et 77 vingtièmes [base 20], soit 7847. Si on rajoute les 7 pierres en forme de pains qui sont aux pieds de la statue d'Hervé cela fait à nous 7854 (7777 et 7). Et ce n'est pas n'importe quel nombre : l'aire d'un cercle de 100 unités de diamètre cela est (un cercle de 100m de diamètre est 7854 m^2 d'aire, avec pi = 3.1416 ! [Aire = pi x (diamètre/2)^2]). Selon le théoricien le Monsieur De Kerviler, formulée en 1894 que serait été [aurait été] ici un vestige d'un moyen mnemotechnique [ñv = m : eñvoriñ = (m)emori] apporté par les druides, transmis ensuite pour définir (signifier) un grand nombre, sans connaissance de le sens d'origine. Que serait-ce ? Selon "Diodoros de Sicile" que était enseigné par les druides une sorte de "maths à la Pythagore". Nombre grand de quoi donc ? (le) Massacre des chrétiens par des païens au 6ème siècle selon la légende ? Les conséquences sanglantes des raids des vikings ?]
7777+7 pouvait ainsi être un moyen de connaître pi par les druides qui étaient instruits et savants, bien avant les moines ... Piv a oar ? (qui (qui) sait ?)
[1] On trouve aussi le symbolisme du 3 : "Au moment du pardon, l'usage voulait que l'on fasse à genoux le tour de cet enclos. Aujourd'hui, si l'on désire se recueillir et prier devant la petite statue de Saint Hervé, il est recommandé d'abord de se déchausser et, tête nue, de faire par trois fois le tour de la croix. On dit que les femmes désireuses d'avoir un enfant peuvent ainsi voir leur voeu exaucé."
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/47_7777_ha_7.html
1 : https://www.patrimoine-iroise.fr/culturel/religieux/7777.php
2 : https://apbot.pregomp-molan.bzh/skeud_bot/7_mil_7_kant_7_ha_7_ugent_ha_7_pennad_YA_987_07-05-2024.pdf
3 : https://ya.bzh/
27/30@preg posted: quelques typos et mal dit, on réécrit et on recommence
@preg posted: Derezioù an hirvoud (degrés de ras-le-bol-itude)
Si vous avez marre de la pluie (glaw, glav), ou de la canicule (amzer c'hor), voire de votre belle-mère (mamm-gaer)
1/ Erru on skuizh gant ar glav.
2/ Skuizh on gant ar glav.
3/ Aet on skuizh gant ar glav !
[fr]
1/ Je commence à en avoir marre de la pluie (arrivé je suis fatigué avec la pluie)
2/ J'en ai marre (fatigué je suis ... )
3/ J'en peux plus ! (allé je suis fatigué ... )
Expressions construites à partir du mot "skuizh" (fatigué) utilisé ici pour dire qu'on en a plus ou moins assez (l'exemple de la pluie est pris ici totalement au hasard !).
Remarquez la notion d'arriver, être et partir, au sens de
1/ la fatigue m'arrive
2/ la fatigue est maintenant là
3/ c'est parti mon kiki, raz le bol, je vais m'la faire !
Remarquez aussi l'utilisation de "gant", préposition très présente en breton
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/29_erru_on_gant_ar_glaw.html
25/30@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
An eil amzer a vev an all.
[fr] Le moment suivant se nourrit du précédent
littéralement : le second temps/saison (qui) se nourrit de / vit (de) l'autre.
- an amzer (le temps), an eil amzer (le second temps)
. an eil hag egile : l'un et l'autre (e + kile : son + compagnon)
. an eil hag heben : l'une et l'autre (he + ben : sa + compagne)
- a (qui, que) : particule verbale qui relie le sujet/COD au verbe,
provoque une mutation adoucissante ensuite (ici "b->v")
- bevañ diouzh/ouzh/doc'h/gant/... (vivre de, se nourrir de), de racine verbale "bev" (qui est la conjugaison à la 3eme personne)
- all (KLT), arall (Gw) (autre)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/27_an_eil_amzer_a_vev_an_all.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
24/30@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Serr da veg ha lak' da revr da breg
[fr] chut, tais-toi
littéralement : ferme ta bouche/gueule et mets ton derrière/cul à parler
- serriñ (fermer), de base verbale "serr"
- ici "serr" est à l'impératif, "(tu la) fermes"
- beg (bouche, gueule)
- da (sauf le dernier, veut dire "ta, ton, tes") : provoque une mutation adoucissante, ici "b->v"
da veg (ta bouche) mais da revr (ton derrière)
- ha (et) mais peut aussi dire (que)
- lakaat (mettre)
- da (à, vers) : provoque la même mutation adoucissante, ici "p->b"
- preg, pr(ez)eg (parler, prêcher)
Le breton, tout en finesse et pour avoir un rythme à ses expressions, adore la rime et les notions imagées, et a donc rajouté dans ce but la suite.
Il y a cependant la version plus polie "serrit ho peg" (fermez votre bouche)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/51_serr_da_veg.html
23/26@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Gant ar c'hoant beajiñ e reer tro ar bed
Gant ar c'hoant kac'hat ne reer ket.
[fr] (littéralement) Avec l'envie (de) voyager, on fait le tour du monde.
Avec l'envie de chier, on ne le fait pas.
- e reer ((qu')on fait) : de ober (faire) de base verbale (g)ra
e r(a) + -er (marque du neutre "on")
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/20_beajin_pe_garat.html
22/26@preg posted: Assurément, ket n'est pas toujours ket !
De même que "pas" en français est apparu plus tard ("je ne vois rien, je n'entends bruit, je ne bois goutte, je ne marche pas, ..." où chaque élément était relié au verbe correspondant (goutteboire, pasmarcher,...) qui sont devenus "je ne vois pas, je ne bois pas, je ne marche pas, .."Voir aussi le cycle de Jesperen [1] où la négation évolue avec le temps "je ne sais, je ne sais pas, je sais pas / chais pas .."), ket a pris un rôle auprès de la négation "ne" mais aussi à l'affirmatif !
[1] Dans une phrase négative : ket a le sens de "pas"
n'em eus ket amzer (je n'ai pas le temps)
littéralement : ne m'est pas (!) temps, le temps n'est pas avec moi
[2] Dans une phrase positive, ket mis à la fin a le sens de confirmation
c'hwi zo un Aotrou ket ! (vous êtes un grand garçon assurément, n'est-ce pas [3] )
littéralement : vous est un monsieur assurément
On pourrait penser à ket (assurément, avec certitude) dans les deux cas, ça renforcerait négation et affirmation
n'em eus ket debret an avalenn (je n'ai (!) mangé la pomme )
aet eo Cath ket ! (Cath est parti, ça ne fait pas un pli)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/11_sur_ket.html
1 : https://www.youtube.com/watch?v=c6_8KsTY_3U
2 : https://devri.bzh/recherche/?q=ket#100193
3 : skrivet en istor an arzhig du
21/26@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Aesoc'h eo dimeziñ eget sevel ti.
[fr] Il est plus facile de se marier que de construire une maison
Littéralement : [plus facile] est (se) marier que (de) monter une maison
. ti (maison) , an ti (la maison)
. aes (facile), diaes (difficile) : di-(préfixe d'inverse) + aes
. suffixe -(h)oc'h, du comparatif de supériorité : .... -oc'h .... eget/evit ... (plus .... que .....)
. eget à l'écrit, evit à l'oral
. le son "z" de [aèz] s'adoucit en son "s" à cause du "-h" : [aèss'or]
. eo (est) : une des formes de la 3ème personne du verbe bout/bezañ (être) au présent.
. le sujet, s'il est exprimé, est toujours après
. marque une équivalence
. dimeziñ (se fiancer), "dyweddiad" en cymraeg (gallois) [2], devenu "se marier"
. sevel (lever, construire, ...) , de base verbale "sav"
chom a-sav : s'arrêter (littéralement "reste droit/debout")
savet eo an ti (construite est la maison)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/5_dimezi_diaes_eget_sevel_an_ti.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
2 : https://geiriadur.ac.uk/gpc/gpc.html?dyweddiad
19/26@preg posted: Les bretonnismes - partie 2
Un bretonnisme est l'utilisation d'un mot breton ou la traduction mot à mot de formulations bretonnes. Quelques exemples ci-dessous (connus, glânés dans [1] ou sur la toile comme [2]) de formulations "à la bretonne" qui ne font pas intervenir de mots bretons (des apprenants, pour retrouver une expression en breton, écoutent leurs aïeux dire la phrase en français qui est une traduction littérale)
- Vous prendrez bien un café ? Et une chaise pour aller avec !
- Aller en piste (aller faire la fête)
- Il n'est pas gêné ! (c'est un sans-gêne)
- j'ai été obligé de rire
- je n'ai pas encore vu le facteur ce matin (il n'est ("toujours") pas passé)
- t'es le combien sur la liste ?
- le factreur est tard (il n'est pas (encore/déjà) passé)
- vas-y toujours, j'te rejoins
- tape dans le plat (sers-toi)
- tout le monde a son billet dans le derrière ? (chauffeur de bus)
- Ah bah, t'es plus avancé maintant ! (ironie, après que quelqu'un ait fait quelque chose de stupide ou inutile)
- Celui-là c'est un gouel / une gouelle (un morfal, goindre, ...)
- Frisez moi le devant et bouffez moi le derrière (chez le coiffeur, friser les cheveux, faire une partie bouffante derrière)
- çui-ci est arrivé triste avec la boisson !
On ne me les aurait pas indiqués, je n'aurais jamais su (sauf certains) que c'était des bretonnismes (il y aussi la façon de parler "tu veux du froma(che)?").
Vous en connaissez d'autres ?
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/46_bretonnismes_partie_2.html
1 : https://www.skolvreizh.com/produit/les-bretonnismes-dherve-lossec-de-retour/
2 : https://www.facebook.com/groups/964114003667561/posts/27043935635258708
18/22@preg posted: Les bretonnismes - partie 1
Un bretonnisme est l'utilisation d'un mot breton ou la traduction mot à mot de formulations bretonnes. Quelques exemples ci-dessous (connus, glânés dans [1] ou sur la toile comme [2]) de formulations "à la bretonne" qui ne font pas intervenir de mots bretons (des apprenants, pour retrouver une expression en breton, écoutent leurs aïeux dire la phrase en français qui est une traduction littérale)
- Le beau temps est parti pour rester (il va continuer à faire beau)
- N'allez pas faire du cafe frais ! (pas la peine de faire du café)
- Je te rappelle qu'on a ta mère à manger demain.. (ta mère vient manger demain)
- J’ai tombé et j’ai cassé ma jambe
- Je vais faire de l'essence (aller en acheter)
- J'ai de l'avance (je suis en avance)
- "Reste pas là à avaler du vent donc, tu vas attraper ta mort !"
- Venez boire le café (on n'invite pas, on demande de venir)
- J'ai été au lit une semaine avec le docteur ! (le docteur m'a dit de rester au lit)
- Son père est mort, il a trouvé dur (la nouvelle lui a été douloureuse à apprendre)
- La procession passera par le derriere des bonnes soeurs qu on a lave pour l occasion (derrière le couvent)
- J'ai trouille (aon am eus)
- C'est l'heure du jus (le jus = le café)
- Envoie ça avec toi (le verbe kas)
On ne me les aurait pas indiqués, je n'aurais jamais su (sauf certains) que c'était des bretonnismes (il y aussi la façon de parler "tu veux du froma(che)?").
Vous en connaissez d'autres ?
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/45_bretonnismes_partie_1.html
1 : https://www.skolvreizh.com/produit/les-bretonnismes-dherve-lossec-de-retour/
2 : https://www.facebook.com/groups/964114003667561/posts/27043935635258708
17/21@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
N'eus ket tu da dennañ amann eus gouzoug ur c'hi.
[fr] Il n'y a pas moyen de retirer du beurre de la gorge d'un chien. A l'impossible nul n'est tenu.
littéralement : (il) n'est (n'y a) pas (de) moyen pour (re)tirer du beurre de (la) gorge (d') un chien
(une fois que le chien à manger le beurre, bon courage pour le récupérer ? )
- tu (côté, direction, moyen)
an tu kleiz/dehou : le côté gauche/droit
me zo a-du ganit (je suis d'accord avec toi, du même côté)
- ne ... ket (ne .. pas). Le "ket" est comme "pas" en français, apparu plus tard. Dans une phrase négative, il a le sens de "pas"
- eus : pour le premier, joue le rôle de verbe conjugé "est" : forme du verbe bout/bezañ (être) à la 3eme personne du singulier
- eus : pour le deuxième, joue le rôle d'origine "de". Se prononce [deusse]
- da (pour, à) : provoque une mutation adoucissante, ici "t->d"
- tennañ (tirer)
- amann, amanenn (beurre), se prononce comme "amande" sans "de", en nasalisant un peu plus
- gouzoug (cou, gorge, nuque) : ancien mot, se retrouve [2] sous la forme gwddwg en cymraeg (gallois) avec "w" se prononceant [ou] et "dd" [z] (lié à "th" anglais)
- ki (chien), kiez (chienne), kon (chiens - ancien pluriel, plus usité), chas (chiens) : ki mute en "ar c'hi" (le chien) [ri] car "k" est devant un article (en c'h si le mot est masculin, en g si le mot est féminin : ar c'hi (le chien) mais ar giez (la chienne) )
- pour l'appartenance, une forme en breton est de ne mettre qu'un article si nom commun, ou pas d'article si nom propre, comme dans les exemples suivants
. gouzoug ar c'hi : (le) cou/gorge (du) le chien
. ti Agatha : (la) maison (de) Agatha
. ti an douristed : (la) maison (de) les touristes (l'office de tourisme)
. kador tad mamm Alan : la chaise du père de la mère d'Alan.
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/10_tenna_amann_gouzoug_ki.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
2 : https://geiriadur.ac.uk/gpc/gpc.html?gwddf
16/21@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Aluzen diwar aluzen a gas d'ar baradoz.
[fr] Donner généreusement et vous irez au paradis.
("donnez, donnez-moi, donnez, donnez-moi, et dieu vous le rendra" Enrico Macias)
littéralement : (c'est) aumône sur aumône qui vous enverra à le paradis
- aluzen (aumône)
- diwar (sûr, de sûr)
- a (qui), particule verbale qui relie le sujet ou COD au verbe.
- kas (envoyer), ici "gas" (envoie) à cause de la mutation adoucissante k->g provoquée par la particule verbale
- da (à)
- paradoz (paradis), ar baradoz (le paradis)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/9_aluzen_baradoz.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
15/19@preg posted: Le verbe en tant que COD (ou la lutte contre la "dadahite aigüe)
Le breton est pragmatique, il se concentre sur l'objet de la discussion, ce qui donne une pensée différente de celle du français pour donner une même idée, et qui amène des erreurs lorsqu'on transcrit du français au breton, ici, la dadahite aigüe : l'abus de "da" est mauvais pour l'expression. Quelques exemples où il ne faut pas utiliser "da (pour, à)".
- Ret eo (din) mont kuit
. littéralement : nécessaire il est (à moi) partir [RèDédine mont' cu-ite']
. transcrit en : il est nécessaire pour moi "de" partir; ou de manière équivalente (mais qui amène une légère confusion ensuite) "il faut que je parte".
En breton, "mont kuit" est bien un Complément d'Objet Direct : qu'est-ce qui / quoi est nécessaire ? partir.
En français, l'équivalent COD est "(le fait, l'action) de partir" qui fait rajouter un "de", souvent rajouté en "da" lorsqu'on apprend le breton et n'y fait pas gaffe : "ret eo din [da] vont kuit" n'est pas correct.
- N'eo ket ret dit mont kuit
. il n'est pas nécessaire que tu partes
. ne correspond PAS(!) à "il ne faut pas que tu partes", diwall ! (attention)
. ur redi (une obligation, nécessité) : on retrouve "-i" la marque du féminin ancien (qui provoque une mutation adoucissante pour des raisons phonétiques)
. rediañ (obliger), rediet (obligé)
- Arabat (eo) (dit) kanañ :
. littéralement : déconseillé, futil (est) (à toi) chanter [ArabaDédit' quan-na]
. transcrit et étendu en français en "(il t'est) interdit de chanter" ("il ne faut pas que tu chantes")
idem, un "de" en français, pas de "da" en breton !
. selon [1], arabat : arap (futile, frivole; en vieux breton) + -at (forme adjectif [2])
. pour "interdit d'écouter", strictement [3] on aurait : difennet eo selaou (défendu/interdit il est écouter)
- Poent eo din kempenn ma c'hambr :
. littéralement : (le) moment est à moi ranger/ordonner ma chambre
kambr(chambre); ma c'hambr (ma chambre) avec une mutation spirante "k$>$c'h" à cause du pronom possessif "ma"
. transcrit en : c'est le moment de ranger ma chambre
. poent vient de "point" en francais
- Gwell(oc'h) eo din debriñ :
. littéralement : mieux/meilleur il est à moi manger
. il vaut mieux que je mange
- Gwell(oc'h) eo ganin debriñ :
. littéralement : mieux/meilleur il est avec moi manger
. je trouve mieux de manger, je préfère manger
- Koulz eo din klask pemp troad d'ar maout
. littéralement : autant est à moi chercher 5 pattes au bélier
. si c'est ça, autant que j'aille chercher midi à quatorzhe heure
- Mat eo din kousket amañ :
. littéralement : bien est à moi dormir ici
. je suis d'accord, ça me convient .. de dormir ici.
Comment donc traduire la phrase "il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger" ?
(locution de Socrate, reprise par Molière dans L'avare)
(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/43_ret_eo_din.html
1 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
2 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=-at_(Adj.)
3 : https://devri.bzh/dictionnaire/d/difenn-difennin-2/
14/19@preg posted: Te pe kafe ? Te pe gafe ?
Il est convenu que pe (ou) devrait imposer une mutation par adoucissement, mais la convention veut que lorsqu'on propose quelque chose ou qu'on hésite dans un choix, alors pe ne la provoque pas.
Exemple ici pour Kafe, où "k->g" ou pas.
. te pe Gafe, ne vern ket, evajoù 'vo e-barzh (thé ou café, qu'importe, les boissons vont à l'intérieur)
. te pe Kafe az po ? [té pé kafé po?] (du thé ou du café vous aurez ?)
La réfléxion a été faîte [1] que cela pourrait s'expliquer par le fait que lorsqu'on propose, on distingue clairement, on parle plus lentement et cette hésitation annulerait cette fludité (mutation) dans la prononciation.
. ne vern (ket) : qu'importe, peu importe
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/37_te_pe_gafe.html
1 : Lomig
13/14@preg posted: Hésitez comme un vrai breton !
Adoucir la consonne finale lorsqu'on hésite.
Vous cherchez vos mots ? Pas de problème, c'est normal !
Une astuce pour passez pour un vrai bretonnant même si vous débutez : pensez à bien adoucir (ici t->d) la consonne du dernier mot prononcé avant de lâcher un "euuuuh" !
Gant eeee.... ar vugale
se prononcera
Gand...eeeuh... ar vugale
(avec ... euuu ... les enfants)
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/36_hesitation_en_breton.html
12/14@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Ruz pa guzh, melen/gwenn pa sav
Sur amzer vrav.
[fr] (littéralement) Rouge quand il se cache, jaune/blanc quand il se lève, sûrement temps beau !
- ruz (rouge), melen (jaune), gwenn (blanc), du (noir)
gwenn-ha-du : le drapeau "blanc et noir"
- pa (quand) : provoque une mutation adoucissante (ici "k->g")
- kuzhat ((se) cacher) , gerkuzh (mot de passe)
- sevel (se lever, construire), de base verbale "sav". chom a-sav (arrêtes-toi, littéralement "reste debout")
- brav, braw (beau, belle)
- amzer (temps) : ancien neutre, maintenant parfois féminin, d'où la mutation "braw->vraw" dans "amzer vraw", parfois masculin dans "ar pevar amzer" : les quatre saisons. (si considéré féminin, aurait été "peder").
Il existe d'autres mots qui étaient neutre à la base : tra (chose), avel (vent), .... pour les repérer, cf juste avant, il faut repérer s'ils ont des expressions qui sont parfois au masculin ou au féminin.
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/30_ruz_pa_guzh_melen_pa_sav.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
11/14@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Pep tra a dremen gant an amzer.
[fr] littéralement : chaque chose (qui) passe avec le temps.
- a (qui, que) : particule verbale qui relie le verbe au sujet/COD
provoque une mutation adoucissante, ici "t->d"
- tremen (passer)
- pep/bep (chaque) qui permet de former des expressions et mots comme
. Da bep lec'h (les panneaux routiers "Toutes directions", littéralement "à/vers chaque lieu")
. Bepred (toujours) : bep (chaque) + pred (moment)
Son pendant opposé est nep (aucun, nul) :
. Nep lec'h (nul part)
. Nepred (jamais)
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/24_pep_tra_a_dremen_gant_an_amzer.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html@preg posted: Un tamm yezhadur (un peu de grammaire) : le verbe kaout / em bout (avoir) partie 1
(attention, ici, on donne l'idée générale, logique, en prenant quelques libertés mais qui permet de retrouver facilement toutes les formes) kaout vient de kavout (trouver) mais sa forme est construite à partir du verbe bout/bezañ (être) en associant un pronom suivant la personne qui a. Pour avoir le temps, on prend alors le verbe BOUT (être) à la 3ème personne du singulier suivant le temps qu'on veut et on l'accole en faisant attention à quelques mutations phonétiques (pour fluidifier la parole)
pronoms :
1ere personne : am, em (me, à moi) - hon/hor ((à) nous)
2eme personne : az, ez (te, à toi) - ho/hoc'h ((à) vous)
3eme personne : en ((à) lui masculin), he (lui féminin, à elle) - o ((à) eux)
quelques formes du verbe être à la 3ème personne
présent : BEUS (est) , imparfait : BOA (était), futur : B(ez)O (sera), conditionnel réel : BEFE (serait)…
présent : D(ev)EUS (a) , imparfait : D(ev)OA (avait), futur : D(ev)O (aura), conditionnel réel : DEFE (aurait), …
Construction pour le présent avec "(b)eus" (est)
. am (b)eus > am eus : 'meus (m'est : j'ai) [meusse] ("b>m")
ur c'hi am eus (j'ai un chien),
littéralement : "un chien m'est / à moi est" [eur ri meusse]
. az (b)eus > az peus : 'peus (t'es : tu as) [peusse, teusse] ("b>p")
ur c'hazh az peus (tu as un chat),
littéralement : "un chat t'est / à toi est" [eur raz/rar peusse]
. en deus / en deveus : 'neus (lui est : il a) [neusse] ("b > d/n")
. he deus / he deveus : 'deus (lui est : elle a) [deusse] ("b > d")
. hor (b)eus / hon (d)eus > hon eus [hon neuss], hor beus [beusse, meump, hon eusse ...]
. ho(z) (b)eus > ho peus (vous est : vous avez) [peusse] ("b>p")
. o deus / o deveus (leur est : ils,elles ont) [o deusse] ("b > d")
KAOUT = EM BOUT / EN DOUT / EN DEVOUT (parfois simplement BOUT)
Attention: les formes en b- viennent de EM BOUT (les formes longues font apparaitre le -ez- de bEZañ)
et les formes en d- viennent de EN DOUT / EN DevOUT
DEVOUT / DOUT viennent sans doute du préfixe de direction/rapprochement de- + BOUT
Le tableau général (excepté variantes locales) pour savoir facilement sa conjugaison (à quelques formes près, non littéraires) et pour 3 temps ici (en remplaçant OUT par EUS/présent, OA/imparfait, O/futur, ....)
expression générale / présent / futur / imparfait
je : AM BOUT / am (b)eus / am bo / am boa / [meusse, mo, moa]
tu : AZ POUT / az peus / az po / az poa / [peusse, po, poa]
il : EN DOUT / en deus / en do / en doa / [neusse, no, noa]
elle : HE DOUT / he deus / he do / he doa [deusse, do , doa]
nous : HOR BOUT / hor beus / hor bo / hor boa / [beusse, bo, boa]
vous : HO POUT / ho peus / ho po / ho poa / [peusse, po, poa]
ils/elles : O DOUT / o deus / o do / o doa / [o deusse, o do, o doa]
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/23_un_peu_de_grammaire_sur_EM_BOUT.html@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Meur a amzer en devez an den
Ne vezont ket heñvel an eil ouzh eben.
[fr] Une personne a plusieurs moments dans sa vie, aucun n'est identique à l'autre
littéralement : plein de temps/saisons (a) la personne, ne seront pas similaire l'une à l'autre
- meur a (grand/plein/plus de)
- amzer (temps, saison), ancien neutre, ici pris en tant que féminin
- an den (la personne). Le pluriel est tud (gens), an dud (les gens)
- en devez (il a , généralement) : forme d'habitude du verbe kaout/em bout/en d(ev)out (avoir) à la 3eme personne du singulier
on pourrait, sans perdre le sens, penser aussi à "en devezh" (dans la journée : en (dans) deiz (jour) + -vezh(nom abstrait de durée)) et dire que les moments dans une journée ne sont pas similaires.
- ne ... ket (negation) : "ne" provoque une mutation adoucissante
- bezont (sont) : forme d'habitude du verbe bout/bezañ (être) avec "b->v" à cause de "ne"
ici à la 3ème personne du pluriel avec la marque "-ont"
- heñvel ouzh (similaire, semblable à ) : heñvel est le correspond celte du mot latin "similis" ayant donné similaire. Quand on voit "ñv" dans un mot (pluñv par exemple), on peut penser à la correspondance avec un mot latin en "m" (dans l'exemple "plum" qui permet de retrouver que pluñv (plume)), ainsi que "h" est lié à "s" (heol/sol : le soleil ; holen, halen / salum : le sel), et des mots comme hañv (été) utilisent les deux (hañv : sam, été, que l'on retrouve en gaelic dans samhain, samhuuin : samh + uuin : été + fin), ou bien ici
SiMilis Hiñvilis HeÑVel (similaire)
- an eil (le second, la seconde), utilisé en duo soit avec an egile (l'autre, masculin) ou an eben (l'autre, féminin)
. an eil hag egile : l'un et l'autre
. an eil pe eben : l'une ou l'autre
egile : e kile (son compagnon)
eben : he ben (sa femme / compagne)
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/22_meur_a_amzer_en_devez_an_den.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Gant hir amzer
A-benn eus pep tra e teuer
[fr] Avec le temps, on finit toujours par y arriver
littéralement : avec (du) long temps, au bout de chaque chose (que) on vient
. a-benn : adverbe, à la fin, au bout (de façon finale)
. eus (de) : marque l'origine, se prononce [deusse]
. e teuer (que on vient) : e / teu + -er
. e (que) : particule verbale, provoque mutation mixte, ici "d->t"
. deuer (on vient) : du verbe dont (venir) de base verbale "deu" en KLT, avec la terminaison "-er" du neutre
. dont (venir) : en KLT (Cornouaille-Leon-Tregor), de base verbale "deu"; donet en Gw (Vannetais) de base verbale "da". Serait issu de monet/mont (aller) avec le préfixe de sens contraire/rapprochement "de-" :
monet > demonet > demont > dont, mais ce n'est a priori pas avéré. Cependant, mont a comme base verbale "a", rajouter "de-" redonne relativement facilement "da" la base verbale de dont en Vannetais. Le lien entre "deu" et "da" est le même que "femme" qui s'écrit avec un "e" mais qui se prononce [fame] ou Vannes qui s'est écrit Vennes (des Vénètes, peuple gaulois d'alors).
. dont a-benn eus/da un dra bennak (vaincre / réussir à finir) quelque chose
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/15_a_benn_pep_tra_e_teuer.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html@preg posted: Une semaine, un week-end
. sizhun (semaine) : seizh (sept) hun (sommeil) [sizune] (étymologie populaire selon [1])
wythnos en Kembraeg (gallois) : wyth (huit) + noz (nuit)
. dibenn-sizhun (weekend) : dibenn (extrếmité) + sizhun (semaine) [dibèn'zune]
dibenn-sizhun mat ! (bon weekend !)
"dibenn" est l'élément sujet, masculin, on devrait a priori ne pas muter "mat" en "vat" mais il s'entend aussi "dibenn-sizhun vat" soit par confort phonétique, soit en mutant à cause de sizhun (féminin)
Quels sont jes jours de la semaine ?
Lun (Lundi), Meurzh (Mardi), Merc'her (Mercredi),
Yaou (Jeudi), Gwener (Vendredi),
Sadorn (Samedi), Sul (Dimanche)
On rajoute "di-" (deiz, jour) pour indiquer le jour d'avant ou d'après : dilun / lundi dernier, lundi prochain.
Ces jours reprennent les noms comme en français (Lune, Mars, Mercure, ...)
On termine par la chanson [2] des korriganed (korrigans) (voir la version non traduite du conte des deux bossus [3] de Luzel), très utile pour apprendre les jours en breton.
Paozioù e brezhoneg
Dilun, dimeurzh, dimerc’her
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Dilun, dimeurzh, dimerc’her
Ha diriaou, ha digwener
Ha disadorn, ha disul
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha disadorn, ha disul
Setu echu ar sizhun
Paroles en français
Lundi, mardi, mercredi
Allons y, allons y !
Allons y, allons y !
Lundi, mardi, mercredi
Et jeudi et vendredi
Et samedi et dimanche
Allons y, allons y !
Allons y, allons y !
Et samedi et dimanche
[Voici terminée la semaine]
Dibenn-sizhun mat !
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/44_dibenn_sizhun_mat.html
1 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
2 : https://www.brezhoweb.bzh/Yaou-ta-dilun-dimeurzh-elsa-corre-toutouig_fiche_3225.html
3 : https://fr.wikisource.org/wiki/Contes_populaires_de_Basse-Bretagne/Les_Deux_Bossus_et_les_Nains@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
Tremen/dont a ra an amzer
Hag ar vuhez a ziverr.
[fr] Le temps passe et la vie s'abrège
(littéralement) passer/venir (que) fait le temps, et la vie (qui) s'abrège / raccourcit
- vuhez (vie), mot féminin, mute (adoucissante) devant l'article, ici "b>v"
- diverrañ (abréger) : di- (... ) + berraat (raccourcir : rendre plus court)
. berr (court), l'inverse de hir (long). On pourrait aussi se demander si ce ne serait pas berañ (couler)
. di- (préfixe privatif [2]) ou di- (préfixe de rapprochement [3] ) ?
Tous deux apportent une mutation adoucissante sur la racine (ici "b>v").
Dans le cas privatif, on peut citer hun (sommeil), dihun (éveil = sans sommeil)
Dans le cas de rapprochement, kas (envoyer), digas (apporter), ou bien dont a (venir de) et mont da (aller vers)
Ici, ne pas raccourcir est rallonger, on se situe donc avec le préfixe de rapprochement (on coupe, donc les extrêmités se rapprochent)
Pourtant, les deux ne fonctionnent-ils pas puisque tout dépend du point de vue (si on considère que la vie est le temps depuis la naissance, alors elle s'allonge avec le temp; si on considère que c'est le temps jusqu'à la mort, alors elle raccourcit) ? Vous avez sept sommeils (seizh hun > sizhun (une semaine) ) pour y répondre !
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/25_tremen_a_ra_an_amzer_hag_ar_buhez_ziverr.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
2 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=Di-,_dis-
3 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=De-,_di-,_dis-@preg posted: HIRIE DIME, VARCHOAS DIDE
hiriv din-me, warc'hoazh dit-te (aujourdui à moi, demain à toi ... de mourir).
c'est un memento mori en breton pour se rappeler que la vie n'est pas éternelle et que l'Ankoù passera bien assez tôt. De même, une inscription [1] à l'extérieur de l'église Saint-Salomon à La Martyre, qui est un poème extrait de le Mirouer de la Mort de Jehan an archer coz
Ar marv, ar barn, an ifern yen
pan o soñj den e tle krenañ
foll eo na breder e spered
gwelet ez eo ret desedañ
La mort, le jugement, l'enfer froid
quand (à eux) pense la personne (qu') elle doit trembler
folle elle est (si) n'y pense son esprit
vu qu'il est nécessaire de décéder.
On remarque que l'enfer est froid pour les bretons.
On peut alors présenter ses
gourc'hemennoù a gengañv ("respects" de condoléances - attention, gourc'hemmennoù écrit seul a pris le sens moderne de "félicitations". )
. kañv (deuil, affliction, funèbre, mortuaire). La correspondance ñv/m se voit avec l'irlandais cumha et tous deux seraient tirés du celtique *kama-wo [2]
. kengañv (con-doléance) : ken (co-) + kañv (affliction, doléance)
. gourc'hemennoù (commandements, respects, compliments) : gour- (préfixe amplificateur) + kemenn (annoncer ici, ordonner, commander) + -où (une forme du pluriel)
et dire aux personnes endeuillées (remplacer Breizh par le lieu de la sépulture)
ra vo skañv douar Breizh evitañ/eviti (que soit légère (la) terre (de) Bretagne pour lui / pour elle)
où on utilise le futur : le breton est pragmatique et précis, c'est dans le futur, on utilise le futur.
Lors de l' interamant/beziad(ur) (enterrement, mise en tombe), on ira sur la bez (tombe) au bered/gwered (cimetière, bezret), beddrod en kembraeg (gallois) qui serait a priori [3]
bezret : bez (tombe) + ret/rhawd (foule, groupement de personne) : ensemble de tombes.
Goût a rit gerioù all ? (Connaissez-vous d'autres expressions, mots ?)
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/26_Hiriw_dime_warchoazh_dite.html
1 : https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html
2 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
3 : https://welsh-dictionary.ac.uk/gpc/gpc.html?beddrod@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
An amzer a dro
An Ankou a sko
[fr] (littéralement) Le temps (qui) passe, la Mort (qui) frappe
- a (qui, que) : particule verbale qui relie le sujet/COD au verbe,
provoque une mutation adoucissante ensuite (ici "t->d")
- treiñ (tourner, passer) de base verbale "tro" (conjugaison au présent à la 3ème forme du singulier)
- skeiñ (frapper) de base verbale "sko" (idem)
- an Ankoù (la Mort), ancien pluriel, du vieux breton ancou, angau en cymraeg (gallois), serait issu du proto indo-européen *nek- [2] dont on tirerait nécropole, noyer (a priori), ... et peut-être l'Ankh égyptien (mais possiblement une coïncidence - à vérifier).
(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/28_an_amzer_a_dro_an_ankou_a_sko.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
2 : https://en.wiktionary.org/wiki/Reconstruction:Proto-Indo-European/ne%E1%B8%B1-@preg posted: Tro-lavar an deiz (expression du jour)
"Seul abretoc'h, seul welloc'h"
[fr] Le plus tôt sera le mieux
Littéralement : le plus plus tôt, le plus meilleur
- Seul .. Seul .. (le plus .. le plus ..), provoque ou pas une mutation adoucissante (ici gw -> w)
- abred (tôt), formé de a-() + pred (moment)
- gwell : mieux.
- le suffixe -(h)oc'h du comparatif de supériorité, le "que" se transcrit par "eget" à l'écrit, "evit" à l'oral
. me zo bihanoc'h eget/evit ul labous/un evn (je suis plus petit qu'un oiseau )
. on peut conjuger eget/evit avec les personnes
egedon/evidon : que moi ; egedout/evidout : que toi, ...
. abred (tôt), abretoc'h (plus tôt).
On remarquera que le "h" de -(h)oc'h, aspiré, fait prononcer "d" en "t" (durcissement)
. da (bon), mat (bien), gwell (mieux), gwelloc'h (meilleur) & gwellañ (le/la meilleur.e)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/1_seul_abretoch_seul_welloch.html
1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html@preg posted: Mont a ra ? Demat, kevarc'h, ..
Penaos 'ma kont ? (Comment vont les affaires ?) : comment ça va ?
- Arf, etre karrez ha ront (arf, entre carré et rond) : ça va moyen, pour la rime
- Pa vez leun e gof e vez ront ! (quand est plein le ventre, il est rond) : pas à se plaindre, pour la rime
Quelques exemples pour saluer en breton. Généralement, on ne dit pas bonjour mais on s'enquiert de la personne en parlant du temps, de sa santé, de ses affaires, ..
La prononciation indiquée est "fabriquée et standard", varie fortement selon les endroits.
- Mont a ra ? (ça va ?). Littéralement : aller ça fait ? [mon na ra ?]
- Penaos emañ ar bed ganit ? (Comment va le monde avec toi ?) [pénoz 'ma ar bèd' gan nit' ?]
- Mat an traoù ? (bien sont les choses ?) [mad' an-n' traou ?]
Quelques réponses possibles :
- Fiskal, Dispar ! (Excellement bien) [fissekal, disspar]
- Mat tre ! (très bien) [mat'tre]
- Mat (bien) [mat']
- N'eus ket da glemm (il n'y a pas à se plainder) [n'eusse kèt' da glèm']
- Fall (mal) [fal']
- Fall spontus (affreusement mal) [fal' spontusse]
Il y a autrement
- Demat ! (bonjour !) : adaptation du français, de deiz (jour) + mat (bon) [démat']
- kevarc'h ! (salutations ! ) [kévarr'] : du vieux breton comarch, équivalent au gallois cyfarch [1], avec (cyf- = ken- = co-) + -arch (requête, voeux, ..)
Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à partager en commentaires*
(*peut ne pas marcher)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/1_demat_kevarc_h.html
1 : https://geiriadur.ac.uk/gpc/gpc.html?cyfarch
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